Ca devait bien finir par arriver : il pleut. Un vilain crachin, suffisamment dense pour faire sortir les parapluies, suffisamment froid pour s’engouffrer dans la moindre encolure. Du coup, les projets de visite à pied ont vite tourné court, afin de ne pas risquer le rhume avant l’étape essentielle, Kyoto.

D’après le Lonely, on ne rate pas grand chose, les sites d’intérêt sont somme toute peu nombreux ou fort excentrés. Cette étape était plus voulue par des considérations logistiques : pas une chambre d’hôtel disponible dans tout Kyoto ou Nara pour cette nuit !

Du coup, pas de photos non plus, mais on va mettre celles de Hiroshima pour compenser. Et on se balade surtout dans Shinsaibashi, une immense galerie couverte pleine de magasins tous plus déjantés les uns que les autres. On finit quand même par trouver l’un des LV locaux juste en bas de l’hôtel…

Le soir, après un dîner façon pub grub à côté des recordmen du monde de descente d’Asahi, petite promenade dans Den-Den Town, le quartier des geeks d’Osaka, juste à côté de l’hôtel. Nombreuses boutiques d’électronique, mais on croise aussi quelques magasins de mangas. Par curiosité, n’ayant jamais ouvert ce genre d’ouvrages en France, on entre. Au rez-de-chaussée, les titres “cute” s’accumulent bien sagement. On prend l’escalator vers le premier étage, sans remarquer le pannonceau barré d’un X rose, assorti d’un avertissement en hiragana comportant le nombre “18″… Vous voyez où je veux en venir… Au premier étage donc, entrée dans un monde hallucinant : dernière une première rangée de DVD vaguement affriolants façon Baywatch, des linéaires entiers de livres et de DVD (non seulement dessins animés mais également films) tous plus trash les uns que les autres. Et il y en a des milliers, compulsés par des jeunes boutonneux comme des papis lubriques… On sort très rapidement, le feu aux joues et avec une profonde envie de vomir… Et on repense avec délice aux Indiens, pour qui Maxim (version “chemise sans le bouton du haut et bermuda”) constitue actuellement le summum de l’érotisme en dépit de leur héritage kamasutresque. Les atteintes à la dignité féminine ne sont pas toujours là où l’on croit…

PS : le baromètre baisse, le moral remonte… et on repense (sans lien avec le paragraphe supra) à cet adage d’un prof en prépa : “La perversité féminine vous donne une petite idée de l’infini” (et ce n’est pas Nicolas qui me contredira je pense…)

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