Mise en ligne de la galerie Budapest, ce qui conclut le Projet PECO.
Ceci un mois tout juste avant d’aller se jeter, au sens propre, dans la gueule du lion en Tanzanie.

Archives pour la catégorie “PECO”Mise en ligne de la galerie Budapest, ce qui conclut le Projet PECO. Ceci un mois tout juste avant d’aller se jeter, au sens propre, dans la gueule du lion en Tanzanie.
Suite des galeries photo, avec l’ajout de Dubrovnik et de deux poignées de chats (de cette même ville) PS du 12/06 : et ajout de Vienne sous PECO (rude sélection, on avait été un peu “trigger-happy” ces jours-là…) Reprise du boulot et bonne grosse crève aidant (merci la clim), pas de nouvelles galeries cette semaine. On devrait poster la suite (Dubrovnik, Vienne et Budapest) la semaine prochaine. Les photos du Projet PECO commencent à arriver, en débutant par Prague, PS du 30/05 : les photos de Cracovie et Auschwitz-Birkenau ont été ajoutées ; pour mémoire, il faut aller dans le menu “All Categories” en bas à gauche pour choisir l’album. PS du 01/06 : et ajout de Bratislava Depart assez matinal pour cette derniere journee du Projet PECO, ce qui permet de profiter du pont Charles quasiment sans un chat vers 9h, ce qui est rarissime et hautement appreciable. On est peu apres l’ouverture, vers 9h30, devant le monastere de Strahov, perdu derriere le complexe du chateau sur l’autre rive. Le monastere vaut pour son eglise (que l’on devra repasser voir plus tard, la messe y etant deja en cours de celebration) mais surtout pour sa fabuleuse bibliotheque. Si elle ne vaut pas celle de Zi Ka Wei a Shanghai par la rarete de ses ouvrages et son cote intimiste, elle presente neanmoins sous des plafonds infinis des dizaines de milliers d’ouvrages, tandis que plusieurs incunables quasiment millenaires sont exposes dans des vitrines. Direction ensuite la Lorette, un petit couvent sobre de l’exterieur, mais a la chapelle richement ornementee et, surtout, disposant d’un tresor assez fantastique : ostensoirs en or massif d’un metre de haut, reliquaires en perles et corail ou ornes de diamants de plusieurs dizaines de carats, tiares de soie minutieusement brodee… sont presentes dans une salle fortifiee. Place ensuite a la Galerie nationale, ou plutot l’un de ses nombreux edifices eparpilles dans la ville, le Palais Sternbersky, juste a l’entree du chateau. Aujourd’hui est le dernier jour d’une exposition sur la periode de Rembrandt et il y a donc pas mal d’autochtones qui, comme a Paris, ont attendus le dernier moment. Une autre partie est consacree a la peinture allemande et autrichienne des 14e et 15e siecle, mais dans l’ensemble, on reste un peu sur sa faim, peut-etre parce que l’expo temporaire nous a du coup prive de l’unique Brueghel detenu par la Galerie nationale. On redescend par le grand jardin de Mala Strana puis par le sympathique quartier des ambassades (les Americains n’ont pour une fois pas eu le droit de privatiser le trottoir et installer une immense guerite sur la voie publique ; celle des Allemands dispose d’un magnifique jardin a la francaise), par le pont au nord du pont Charles (qui a cette heure est bien evidemment engorge par les groupes de touristes et marchands de breloques) puis enfin par les quais pour rejoindre le couvent Saint Agnes. Dedie a sa premiere abesse, fille d’empereur qui a prefere prendre le voile plutot que faire un mariage dont elle ne voulait pas, il accueille notamment une magnifique collection d’art religieux local du 12 au 15e siecle, donc certaines pieces, notamment sculptees, representent un travail d’une patience infinie. A la sortie, on traverse a nouveau le fleuve pour se rendre pour la premiere fois dans les quartiers au nord de la vieille ville. Une coline permet de dominer a nouveau celle-ci sous un nouvel angle, et un grand parc accueille des centaines de pique-niqueurs sous un soleil radieux, en depit de la mediocre meteo annoncee. On rentre pour une pause a l’hotel, puis repart faire quelques ultimes courses dans le centre commercial tout proche (pourquoi donc trouve-t-on plus facilement des grandes tailles ici qu’au Senegal, alors que les Dakarois doivent bien mesurer 20 cm de plus que les Praguois en moyenne ?). Pour le diner, on retourne dans un pub sur lequel on etait tombe par hasard, en face de la synagogue espagnole, a l’aller et qui apres verification dans le guide est apparemment l’un des meilleurs de la ville. Une derniere biere brune et un excellent goulash sont au menu. Voila, c’est la fin du projet PECO. Demain, apres une petite matinee a Prague pour un eventuel dernier musee (mais c’est lundi…) ou quelques courses, avion vers 14h30 pour Lisbonne puis vers 20h pour Dakar. Si on devait faire un resume des six villes traversees :
Depart de l’hotel vers 8h30, echange des derniers forints en couronnes tcheques a la gare puis installation dans le compartiment de 1e (a six places) en queue de train vers Berlin, via Bratislava et Prague. On le partage avec une Allemande peu loquace, et une famille americaine qui semble faire son premier sejour a l’etranger et se lance tete baissee dans tous les pieges du voyage en pays “emergent”. Le voyage d’une duree de sept heures passe assez vite, entre lecture du dernier bouquin de Stephen Clarke (Paris Revealed), achete pour l’occasion a Budapest la veille, et visionnage sur le portable du dernier Besson, The Lady, dans un registre plus leger qu’a l’habitude et assez reussi (Michelle Yeoh est tres convaincante en Aung San Suu Kyi). Bonheur du train, moins de 15 minutes apres l’arrivee en gare, le check-in est fait a l’hotel, beaucoup plus central qu’a l’aller. On peut donc se lancer a une heure encore raisonnable dans une exploration du coude du fleuve au nord, loin des troupeaux de touristes a l’ouest. On y deniche plusieurs jolis monasteres et eglises, mais dans l’ensemble, malgre une configuration tres similaire (vieille ville a l’est, chateau royal a l’ouest du fleuve sur une coline), Budapest est quand meme tres nettement au-dessus. Apres un peu de shopping d’articles introuvables au Senegal, on retourne a l’hotel vers 18h30, avant de repartir diner un peu plus d’une heure plus tard. Le resto retenu est sensiblement plus chic que les etablissements frequentes jusqu’alors, mais le resultat est a la hauteur, et permet d’eviter la foule avinee (ou plutot “abierree”) des pubs. Au menu, soupe d’orties, champigons, oeufs de caille et creme fraiche avec un excellent Riesling local, puis canard en magret et cuisse avec chou rouge et blanc, et un pinot noir un peu trop jeune, mais neanmoins plaisant. Sur le chemin du retour vers l’hotel, l’impression de l’aller sur le caractere extrement mediocre et bas de gamme du tourisme local, dans lequel se complaisent les acteurs locaux du secteur, se confirme largement… Enfin la journee de beau temps attendue ! On se met en route assez tot pour aller prendre le billet pour la visite du Parlement, cette fois-ci avec le passeport, mais pas de chance, les tours de la journee ont apparemment ete annules au dernier moment. On se rabat donc vers l’ile Margit, oasis de verdure au milieu du Danube. On poursuit par la rive nord de Buda, que l’on avait pas encore pratiquee, bordee de nombreuses petites eglises. Arrive dans le sud du centre ville cote Buda, on entreprend l’ascension de la citadelle, chaque palier offrant une vue toujours plus magnifique sur la ville. En haut trone une immense statue symbolisant la liberte difficilement conquise par le pays, entre domination autrichienne, puis nazie, puis communiste. Elle est elle-meme surmontee par un complexe militaire allemand de la 2e guerre mondiale. On redescend par un quartier huppe sur les flancs de la citadelle, puis traverse vers le sud de Pest. Encore quelques eglises, et on revient a l’hotel vers 13h. Courte pause grignotage, puis on va prendre le billet pour la visite de 16h de l’opera. Entretemps, on se rend au “musee de la terreur”, egalement proche de l’hotel, qui retrace de facon un peu kitsch et tres interactive les mauvais choix diplomatiques systematiques du pays, et par consequence la domination sus-mentionne. Comme dans le guide, on s’etonne un peu que seules deux demi salles soient consacrees a la periode et aux atrocites nazies, alors que des dizaines de salles le sont a la periode communiste (certes plus longue, mais a l’impact en vies humaines inferieur d’un facteur significatif). Le musee est lui-meme situe dans les anciens locaux de la gestapo locale, par la suite reutilise par la section hongroise du KGB, avec chambres de torture et prison en sous-sol. A 16h, on entame donc un tour guide de l’opera avec une guide francophone. La salle n’est pas immense (3000 places) mais tres belle, et pour ce qu’on peut en juger dotee d’une belle accoustique (dans le top 5 europeen, selon la guide). Mais ce sont surtout les salles annexes, bar, fumoir, salles de passage… qui attirent l’attention par le bois ouvrage et les fresques. A la sortie, on part faire un peu de shopping de brevages locaux : liqueur de groseille, prune et poire. On prend egalement de quoi faire un casse-croute a l’hotel, car la soiree doit reprendre. En effet, apres avoir mange un morceau, on profite du fait qu’il ne pleuve enfin plus le soir pour ressortir vers 21h avec l’appareil photo. C’est en effet la nuit que Budapest est la plus belle, et la vue depuis le quai du Parlement, du chateau royal, du pont de chaine ou encore de la citadelle est magnifique. Et demain, c’est reparti vers le point de depart, Prague ! Apres un petit dejeuner copieux en vue du creux de midi, depart vers 9h en direction du Parlement. La encore, comme pour le metro, l’inspiration est londonienne puisqu’il a a ete calque sur Westminster, du moins pour le cote gothique flamboyant massif (la forme est en revanche plus trappue). Pas de chance, il faut montrer patte blanche avec le passeport que l’on n’a pas sur soi, on repassera demain. On en profite pour emprunter le quai longeant le Danube cote Pest, avec un arret pres d’une statue representant une vingtaine de paires de chaussures en bronze, la ou les miliciens hongrois ont froidement execute puis jete dans le fleuve des dizaines de Juifs durant la seconde guerre mondiale. On poursuit pendant deux ponts puis, alors que les premieres gouttes de pluie apparaissent, on file vers la grande synagogue apercue hier. Celle-ci est apparemment la deuxieme plus grande du monde, apres une a New York, avec une capacite de 6000 personnes, repartis equitablement entre les hommes au parterre et les femmes aux deux balcons. L’architecte du site etant chretien, il l’a construit selon un schema peu orthodoxe pour un temple juif, avec nef et orgues (ceux-ci etaient logiquement fort mal vus des orthodoxes car impliquant un travail durant Shabbat, ce qui a accelere le processus de reputation de cette synagogue comme liberale, meme si l’organiste est aujourd’hui chretienne). Le petit cimetiere attenant n’a ete utilise que pendant quelques semaines debut 1945, pour les victimes du ghetto tardivement construit par le pouvoir collaborationiste local comme alternative aux envois, eux aussi massifs et tardifs, de Juifs hongrois vers les camps d’Auschwitz-Birkenau vus une dizaine de jours plus tot. Au total, la communaute juive locale, qui representait 800 000 membres, n’en compte plus qu’un gros dixieme. La visite se poursuite avec un petit musee et plusieurs plaques commemoratives pour les Justes de la ville, dont notamment le secretaire de l’Ambassade suedoise. Vers 13h30, on part vers l’hotel pour une pause gourmande avec quelques patisseries locales, alors que la pluie reprend. Une heure plus tard, on hesite entre la visite guide de l’opera a 15h ou le musee des beaux arts, pour finalement opter pour ce dernier, qui complete la galerie nationale en se concentrant sur les artistes etrangers. Choix judicieux : le batiment lui meme est une oeuvre d’art, les collections sont de haute tenue (ils doivent avoir pres de 15% de toute la production neerlandaise des 17e et 18e siecle… et un Brueghel !) et l’exposition speciale sur les debuts de la photographie (1880-1930) comme art pictural permet d’apprecier la production des artistes locaux, souvent realisee a Paris. Apres avoir admire en detail les galeries neerlandaises, on voit avec horreur arriver l’heure de fermeture 30 minutes plus tot qu’escompte : un tour au pas de charge dans les galeries italiennes (les francaises sont “heureusement” en refection pour trois mois), et nous revoila dans le metro vers le sud de la ville. Apres une longue pause a l’hotel (beaucoup de marche au programme de demain, seule vraie journee de beau temps attendue dans cette ville), et on repart vers le restaurant du premier soir. Au menu, saumon au raifort et oeufs de caille avec un rose de bonne tenue. et lapin au miel et navet avec un excellent Tokaji. Journee fortement contrainte par la pluie, comme attendu. On part assez tot sous un ciel encore clement pour rejoindre en metro le coin du chateau de Buda, sur l’autre rive. A la sortie du metro, apres ce qui doit etre l’escalator le plus rapide du monde, on debarque dans un quartier un peu miteux, avec beaucoup de vendeurs a la sauvette issus des minorites, et visiblement assez mal vus de la population majoritaire. Apres une dizaine de minutes de marche, on penetre dans le complexe du chateau, tres grand, au point d’accueillir entre autres l’ambassade allemande et un Hilton. Les points d’interet y sont limites mais incontournables, et la vue sur le Danube est splendide, et doit l’etre plus encore par beau temps ou de nuit. Apres une rapide visite a l’eglise St Stephen, grandiose mais largement en chantier, on s’attaque au gros morceau de la matinee : l’ancien palais royal, juste apres la partie actuellement utilisee comme palais presidentiel, avec la classique releve de la garde au pas, a 10h. Il abrite aujourd’hui l’immense galerie d’art nationale et cette fois-ci, on ne sera pas decu par la production nationale. On voit veritablement que la Hongrie a ete une civilisation a part en Europe centrale, par sa langue et sa composition ethnique, entre influence des Huns, des Turcs, des Slaves, ou d’autres tribus. Meme au 18e ou 19e siecle, l’influence sur les arts s’en ressent, et les nombreuses peintures de genre sont de grande tenue. Apres un passage dans l’exposition dediee aux arts dans l’histoire de la construction du pays, on ressort du musee vers 12h30, alors que la pluie menace a nouveau. On a juste le temps de rentrer se mettre a l’abri pendant une heure a l’hotel, d’ou l’on repart, sans appareil car le temps menace toujours, vers 14h30. Direction le musee national, en passant par des petites ruelles assez heteroclites. Y cohabitent dans un premier temps des synagogues, puis des institutions d’education religieuse catholique puis, surprise, en face de l’equivalent de la Catho, la boite de production de films X d’un des plus connus acteurs franco-italiens du secteur ! Le musee national n’ouvre curieusement chaque jour que deux de ses trois ailes, en alternance. On a donc pu benefecier des deux extremes : de la prehistoire a l’an 1000 puis de 1700 a nos jours. La premiere partie, bien documentee en anglais, confirme la grande specificite de ce pays en termes d’histoire de peuplement. La seconde, dont seuls 10% sont en anglais, retrace la chronologie de l’evolution du pays sous l’enppire autrichien puis l’influence sovietique. Il est interessant de voir a quel point, face a la domination des puissances qui les controlaient, les Hongrois ont su developper un soft power dans le domaine des arts, des techniques, des sciences… afin de continuer a exister comme nation, et ainsi donner au monde nombre de brillants et talentueux esprits. On part quasiment a la fermeture de 18h, puis repasse par le quartier juif, en particulier devant la superbe grande synagogue (fermee pour ce soir) qui occupe l’ancien emplacement de la maison ou est ne Theodore Herzl, theoricien cle du sionisme. Un peu plus loin, des lampes de tournage et un panneau indicateur “set” confirment, au vu des plantureux atours des actrices fumant une cigarette sur le trottoir, que le quartier est intensement cosmopolite, entre maisons de production X et institutions religieuses. Le ciel qui se decouvre permet de reprendre l’appareil photo a l’hotel et de partir vers le nord, au bout de la ligne de metro plus que centenaire, dans un grand parc abritant theatres, chateau rococo et baines publics. De retour a l’hotel, et apres avoir laisse passer un long orage alors que la faim se fait sentir, on part vers un resto un peu tendance, mais bien cote, juste a cote. Au menu, foie gras poele (tres honnete) avec un sublime vin blanc local legerement liquoreux, filet mignon avec un rouge plutot convaincant, et delicieuse panna cotta. Depart en train de Vienne un peu apres 10h, pour un trajet de 2h40 que l’on peut suivre en direct sur les ecrans de controle, indiquant gare apres gare si l’on est dans les temps. Arrivee a Budapest sous un temps fort maussade. On prend quelques minutes pour prendre le billet du retour Budapest – Prague pour samedi (7h de voyage certes, mais un imbattable 34 euros contre un tarif decuple et pas beaucoup moins de temps de trajet porte a porte en comptant l’enregistrement, la recuperation des bagages et les transferts aeroports) et retirer des Forints (a 290 forints pour un euro, on a l’impression de revenir aux lires italiennes, aux kyats birmans ou aux livres libanaises !). Arrive a l’hotel vers 13h45, on en repart quelques minutes plus tard sous un petit crachin (donc sans appareil photo) pour explorer la ville. Le centre de Pest (rive droite) n’est pas tres beau, hormis quelques edifices religieux et musees, mais Buda (rive gauche) semble plus prometteur. Profitant d’une eclaircie, on repasse par l’hotel deux heures plus tard pour prendre l’appareil et remonter l’equivalent du Faubourg Saint Honore local (magasins de luxe au sud, ambassades au nord), mais la pluie reprend de plus belle une heure plus tard et on rentre en metro. On prend pour cela la ligne 1, construite en 1896, ce qui en fait la 2e plus ancienne ligne de metro du monde, apres le premier troncon de Londres. Elle avait ete construite en un temps record de 20 mois pour feter le millenaire de la ville. Il est amusant de constater que certaines de ses infrastructures (poutres en fonte, panneaux en email) semblent encore d’epoque, ainsi qu’une logistique minimaliste (les quais sont minuscules, et il faut remonter a la surface pour passer de l’un a l’autre). On trepigne donc d’impatience pendant 2 ou 3h a l’hotel, alors que la pluie persiste et, malheureusement, que la meteo annonce un temps similaire au moins pour les deux prochains jours. Vers 20h15, on part enfin diner (toujours le seul repas de la journee), dans un bar a vin assez moderne. Si le premier cepage n’est guere enthousiasmant (fin de bouteille oblige ?), il accompagne un pigeon delicieux, avec un veloute de chou fleur incroyable. Le plat de collier de veau, d’une tendrete absolue, est assorti d’un veloute de celeri tout aussi delicieux et d’un Pinot noir 2008 beaucou plus convaincant. Apres deux semaines de regime cochonailles-chou-biere, des legumes verts et du vin rouge sont particulierement bienvenus ! |