Sous les fenêtres du bureau s’installent depuis quelques jours une puis deux douzaines d’esquifs, tous du même modèle, identifiés par différents couleurs et drapeaux. Il s’agit des concurrents de la traversée Bouvet Guyane 2012 (3e édition), qui rallient Dakar (ligne de départ à un petit kilomètre des fenêtres) à Cayenne à la rame, en solitaire, sans escale et sans assistance.
Les bateaux monotypes font 8 m de long pour 1 m 60 de large. Sur les 23 concurrents (30 maximum sont autorisés), on compte 6 anciens participants (éditions précédentes en 2006 et 2009) et une seule femme.
Pour plus d’informations sur cette course assez phénoménale, c’est par là. En cliquant sur “Concurrents”, on obtient quelques références de blogs permettant de suivre certains participants.
La Coupe d’Afrique des Nations 2012 de football s’est ouverte par une défaite pour le Sénégal (groupe A) face à la Zambie.
Petit quizz de début de compétition : si les Français sont, dans bien des sports, connus sous le nom des “Bleus”, saurez-vous trouver quels pays africains se cachent derrière chacun de ces noms (valables notamment au football) ?
Jusqu’à hier, on pensait naïvement que l’absence de cinéma à Dakar s’expliquait par le fait que les habitants préféraient les chaînes locales à la télé, ou regardaient des films français (ou l’excellente production cinématographique de la région) en DVD.
Et puis hier, pour la première fois en 16 mois, on s’est retrouvé devant un poste de télé. Et on a vu ça:
Vi vi, c’est bien ça: Kabhi Khushi Kabhie Gham doublé en français ! Apparemment, ca fait fureur (surtout les series de Balaji Telefilms). Très déroutant, la première fois…
Normalement, pour une bonne moitié des 48,5 jours (en fait) restant à prendre avant fin août, on s’oriente vers ceci, au départ de Windhoek donc :
Tout ceci reste très préliminaire, reste notamment à :
valider les congés (pas loin de 30 jours en comptant le trajet avec une voire deux escales) ; on s’orienterait vers fin avril / début mai (ah bon, y a des élections françaises à ce moment là ?) ;
trouver par où passer : Dakar-Accra-Windhoek est le plus direct mais il faut un visa de transit pour le Ghana et les horaires sont moyens (14h d’attente à l’aéroport à l’aller !) ; Dakar-Jo’burg-Windhoek est pratique mais super cher ; Dakar-Nairobi-Jo’burg-Windhoek est le moins cher (paradoxalement) et assez pratique mais évidemment trèèèès long ;
se préparer psychologiquement à faire tout le circuit en groupe, une grande première…
Après le Scandibaltic Tour, à suivre donc un possible Projet NaBoZa !
Avec la fin du contrat approchant (J-234), on s’est rendu compte qu’on avait tout de même 60,5 jours de congés à prendre d’ici là… (bon, plus un jour de rattrapage car on sera en mission un jour férié, mais on ne va pas chipoter).
Du coup, on a enfin cherché (et trouvé) un moteur de recherches de vols marchant à l’envers : entre ta période et ton budget envisagés, je te dirai où tu peux aller. Eh ben c’est pas brillant pour les vols intra-Afrique, un Dakar-Hong Kong étant moins cher qu’un Dakar-Jo’burg ! Va falloir raffiner tout ça…
Séance d’humour “noir” en sortant du Casino hier matin. Comme d’habitude, des dizaines de vendeurs à la sauvette se massent à l’entrée, offrant qui des planches à repasser, qui des fleurs, qui des oranges. Parmi les plus nombreux figurent les revendeurs de recharges de crédit pour téléphone mobile.
La formule la plus couramment utilisée par ces vendeurs pour annoncer les promotions en vigueur est “Promotion… promotion… 10 000 / 12 000″, indiquant ainsi qu’une carte de 10 000 Francs CFA (15 euros environ) donne droit à 12 000 Francs de crédit effectif. Ce week-end étant de promotion spéciale, on avait droit à du “10 000 / 15 000″.
Le vendeur qui nous est tombé dessus à la sortie du magasin, donc, devait être un nouveau : il utilisait en effet l’expression “promotion… 50%”. A la troisième annonce de cette offre, on a entendu un petite voix sur le côté disant “moi aussi, promotion 50% !”. Par curiosité, on tourne la tête et il faut baisser le regard pour tomber sur… un estropié des deux jambes, posé sur sa planche à roulettes ! Il ne vendait pas de cartes, mais faisait juste la manche (probablement un ancien militaire passé par les mines de Casamance). Devant son grand sourire à sa blague, on n’a pu s’empêcher d’éclater de rire.
Et se dire que les petits problèmes des Français qu’on croisait tirant la tronche dans le métro il y a encore quelques jours ne sont quand même pas grand chose par rapport aux défis de ce continent.