Apres deux semaines de vacances qui n’en sont pas vraiment vu le rythme, le physique commence a souffrir un peu. La journee est donc assez limitee dans son ampleur, bien que commencee des 8h45 dans les quartiers nord-est du centre ville, qui abritent notamment des grands hotels et ministeres.

On se rapproche vers 10h de la cathedrale St Stephan, un des coeurs de la ville, avec ses eclairages interieurs pour le moins deroutants. Apres la visite d’une ou deux autres eglises, et un passage devant la maison ou Mozart a vecu la derniere decennie de sa vie, on se rend vers le palais Hosburg, pour l’un des sites les plus visites de la ville, les appartements royaux. Ceux-ci abritent notamment en bas une collection de vaisselle proprement bluffante, et qui a fait les beaux jours de la reputation des Habsburg, ainsi que de l’art de la faience et de l’orfevrerir viennoise au 19e siecle. Alors que la presidence autrichienne occupe le 1er etage, le 2e est pour sa part consacre aux appartements proprement dits, avec (forcement) une grosse section dediee a l’imperatrice Sisi. Au-dela du caractere fantasque du personnage, il faut bien reconnaitre que l’apparat de ces lieux et du train de vie associe avaient de quoi perturber plus d’une jeune fille bavaroise.

Apres deux bonnes heures de visite, on continue de deambuler dans les rues du centre, sans trouver a nouveau d’inspiration pour le dejeuner. On enchaine donc directement avec l’Albertina, musee essentiellement dedie a la peinture dont il aurait apparemment la plus grande collection mondiale. Pas de chance, on est entre deux expositions pour deux des quatre sections, et il ne reste donc “que” la section dediee aux gravures de Klimt et celle d’une collection privee sur le theme “De Monet a Picasso”. Les deux expositions sont d’une grande qualite, meme si la documentation est un peu chiche, en particulier pour la partie en anglais.

Sorti vers 16h, on se tate pour un nouveau musee mais il fait trop beau et on ne veut pas precipiter une visiter. Direction donc un nouveau parc municipal, en l’occurence celui de l’hotel de ville, qui accueille ce week-end une serie de manifestations de charite au profit de la lutte contre le SIDA. On passe ensuite devant le batiment principal de l’universite de Vienne, la cathedrale votive (remerciement de Francois Joseph suite a une tentative d’assassinat ratee) et le parlement a la fontaine somptueuse.

Apres une courte pause a l’hotel, on part faire un tour dans le jardin du Belvedere contigu, ce qui ouvre encore plus l’appetit. Retour dans la brasserie de la veille, cette fois-ci pour un classique Wiener Schnitzel et une biere blanche.

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On a encore le temps le matin d’aller faire un dernier tour dans la vieille ville, avec le tres grand angle. L’orage de la veille a chasse les nuages, et il fait un temps fabuleux, avec une mer digne des Caraibes. On se laisse du coup attirer dans des recoins encore inexplores de la vieille ville, sur les remparts, ou dans les ruelles peu touristiques.

Il faut neanmoins repartir vers l’hotel vers 11h, alors meme que les hordes de Japonaises a ombrelles et bobs arrivent. Apres le check-out, depart vers la gare routiere pour rejoindre l’aeroport, et c’est avec une grosse pointe de nostalgie qu’on voit la ville disparaitre tout en bas au detour d’un village. C’est curieux, les attractions culturelles ou gastronomiques y sont limitees, et il y a pas mal de groupes de touristes, mais cette ville degage une douceur de vivre qui incite a se laisser bercer et invite fortement a y retourner un jour.

Apres un vol arrive en avance a Vienne, puis un transfert super efficace en RER local, on est operationnel vers 17h30, en bordure immediate du centre ville. Retrouver une ville “hausmannienne” apres l’Europe centrale puis la Dalmatie est assez amusant, et degage une impression de majeste “kolossale”, surtout a mesure qu’on se rapproche du centre historique, autour du Palais des Habsburg. On passe ainsi devant l’ecole de dresse hispanique, les appartements de Sissi, la bibliotheque nationale, ou encore la salle du Wiener Philarmoniker. On jette d’ailleurs un coup d’oeil au programme de ce dernier : pas de chance, ils ne jouent (sous la direction de Barenboim) qu’en matinee demain et apres demain, et il y a temps a voir qu’on ne peut guere se permettre de monopoliser 3 heures en journee (d’autant que le programme, a base de Mozart forcement, n’est que moyennement engageant, et que la garde robe de vacances n’est guere adaptee) ; on regrette en revanche de ne plus etre la pour Radu Lupu le 25 au soir.

Apres pas loin de deux heures d’exploration, on se rend dans une brasserie artisanale juste a cote de l’hotel pour une pinte de biere rousse, un soupe aux herbes et a la biere et un ragout de gibier et spaetzle aux herbes qui rassasient apres une nouvelle journee sans dejeuner.

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Journee assez reduite en raison notamment d’un depart tres tardif du fait d’un orage carabine en debut de journee, puis d’un itineraire de bus quelque peu fantaisiste (les travaux de voirie ont une capacite assez impressionnante a se deplacer dans la nuit). On n’est donc qu’a 10h45 a l’entree de la vieille ville, mais on a apres tout deja vu a peu pres tous les sites d’interet. On repasse donc faire le tour de quelques eglises puis, a midi, on part en bateau vers Lokrum, un ilot d’une dizaine de kilometres carre a quinze minutes du vieux port, qui fait office de reserve naturelle.

On y est accueilli par des dizaines de paons pas farouches pour deux sous, les males ayant la tres mauvaise idee par un vent a decorner les boeufs a deployer leur plumage, se trouvant ejectes aussitot dix metres plus loin. On passe ainsi trois heures sur l’ile a se balader entre les pins, les sources naturelles, les ruines d’un monastere ou encore celles d’un fort construit par Napoleon suite a sa prise de Dubrovnik en 1806.

Vers 15h30, on est de retour en ville, avec le temps d’aller jeter un coup d’oeil a la derniere attraction de la carte touristique, le musee d’histoire naturelle, sans grand interet vue la faune locale assez classique. Alors qu’on s’appretait a rentrer assez tot, on fait finalement un saut au fort exterieur defandant la principale porte de la ville, que l’on croyait inaccessible ; il est en fait en parfait etat, et on y passe donc pas loin d’une heure a admirer la beaute du panorama sur la ville.

Le soir venu, on retourne au restaurant du 1er soir pour un poulet au celeri et au hummus. Decidemment, difficile de determiner s’il existe une cuisine locale, du moins a laquelle on puisse acceder dans cette capitale touristique du pays.

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Depart assez matinal pour tenir compte du temps de marche jusqu’a la vieille ville, ou on arrive a peine apres 9h. Pas encore trop de foule ni de chaleur, et avec le pass trois jours en poche, on se lance a l’assaut des longs remparts qui font tout le tour de la ville. Avec de nombreuses pauses photos pour profiter des multiples angles (vers les toits, vers les autres remparts, vers les forteresses exterieures, vers les iles alentour…), on n’en redescend que deux bonnes heures plus tard, avec un cafe en cours de route et un passage au musee de la marine.

On se rend ensuite au Palais du recteur, qui fait aujourd’hui office de musee municipal. L’histoire de cette petite republique qui a longtemps tenu tete a la puissante Venise est assez fascinante. En revanche, comme dans les precedentes villes, on a toujours du mal a accrocher au style pictural local des siecles passes. On finit la matinee par la visite des deux monasteres de la ville, franciscain et dominicain. Le premier abrite l’une des plus anciennes pharmacies toujours en activite d’Europe (apparemment du debut du 14e siecle, un peu plus recente donc que celle vue a Tallinn l’annee derniere et se presentant comme la plus ancienne), tandis que le second vaut notamment pour ses incunables.

Apres un dejeuner de risotto sur le vieux port, on enchaine avec les autres visites de la carte municipale : maison d’un auteur de theatre apparemment fort connu au 16e siecle, musee ethnographique ou encore galerie d’art contemporain, ainsi que la seconde plus ancienne synagogue d’Europe. Entre ces visites, on insere les quelques plus petites eglises de la ville : cathedrale, saint Blaise, eglise orthodoxe… Apres tant de marche, surtout dans les contreforts en pente de la ville, le bus pour rentrer est le bienvenu. Demain, on se laissera sans doute tenter par les iles avoisinantes.

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Depart a 9h30 de Bratislava par bus vers l’aeroport de Vienne, ou l’on assiste en attendant l’avion a la passation de pouvoir presidentiel en France sur la BBC. Apres 1h15 de vol, on survole la cote de Dalmatie, qui rappelle a la fois la Provence, la cote napolitaine et l’Ecosee, avec ses colines rocailleuses.

On prend la navette vers la vieille ville et, aux deux tiers du trajet, on se retrouve subjugue par la vue sur la baie abritant Dubrovnik. L’arrivee au-dessus de la vieille ville est sans doute l’une des 2 ou 3 plus belles que l’on ait eu l’occasion de voir, avec celle, dans un genre different, de Leh et de Katmandou.

Une fois sorti du bus, il reste encore un assez long trajet jusqu’a l’hotel, assez excentre (les hotels de la vieille ville se remplissent vite et sont par ailleurs d’un niveau qualite-prix assez mediocre). Meme avec la valise sur les pentes valonnees de la ville, les 45 minutes de marche passent vite tant le paysage est magnifique. Bien sur, il a y a ca et la quelques hotels en beton ou quelques villas trop modernes, mais le tout demeure discret dans cette ambiance de garigue.

On est tout de meme operationnel vers 16h, et de retour dans la vieille ville vers 16h30. C’est a la fois un melange de Jerusalem pour les vieilles pierres de cite fortifiee, de Saint Jean d’Acre pour le cote plus aere et de Nazareth pour les ruelles en pente. Le profil touristique est assez different des trois precedentes villes : quelques routards (y compris venus en voiture d’Europe du nord), beaucoup de quatrieme age francais en groupe (apparemment des croisieristes) et pas mal d’Anericains. Mais la encore, l’ambiance ne s’en trouve pas autant malmenee qu’a Prague.

Apres deux heures de grimpette puis de descente dans les multiples allees de la vieille ville, et la decouvrerte de quelques eglises (en general assez modestes), on se remet en route vers l’hotel sous le soleil declinant, rendant l’Adriatique encore plus belle. Le soir, direction la taverne d’Otto, un restaurant tout proche et bien cote de Tripadvisor. La carte est tres courte et le restaurant minuscule, mais la soupe a l’oignon est goutue, ainsi que le steak de thon, precedant un souffle glace aux myrtilles somptueux et un rose croate plein de parfum.

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Comme attendu, journee plutot tranquille en raison des visites deja effectuees et du fait de la fermeture de la grande majorite des sites restants le lundi. La matinee commence donc assez tardivement, vers 10h, avec l’eglise Saint Martin. Celle-ci a vu le couronnement d’une quinzaine de rois et reines de Hongrie durant la periode d’occupation de ce pays par les Ottomans. Plus recemment, elle a surtout ete l’objet de fortes pressions du pouvoir communiste, qui s’est “amuse” a faire passer une autoroute juste sur son parvis. L’eglise tient bon meme si on sent les secousses, et son statut de resistante lui a valu plusieurs visites papales, d’ou un tresor abondant et de qualite.

Direction ensuite le musee du judaisme, derniere trace de l’ancien quartier juif (qui a lui ete carrement emporte par l’autoroute…). La communaute locale est petite mais consciente de son histoire, car dans plusieurs salles du musee se tiennent des cours de sensibilisation des jeunes, qui semblent receptifs. L’exposition itinerante sous l’egide de Yad Vashem recompensant des affiches a l’occasion de la journee de la memoire de l’Holocauste est particulierement touchante.

Pour le dejeuner, pause peu commune, on retourne au pub de la veille au soir. Au menu, saucisse locale (un peu comme une Morteau, mais au format trois fois plus modeste) et un plat local au nom imprononcable. On se retrouve au final avec une enorme tranche de lard, du chou braise et des beignets de pain ! (Bon, d’accord, il y a aussi 8mm de persil en guise de verdure, ne soyons pas mauvaise langue ; on ne mangera guere que la moitie du tout, de toute facon). D’autres touristes se font apparemment avoir par le menu imparfaitement traduit : la voisine americaine manque de s’evanouir quand elle constate que le plat qu’elle a commande est un jambon braise ; par la, on veut dire un jambon entier, pas une tranche ou deux…

Pour digerer cela, on part prendre le tres grand angle a l’hotel et c’est parti pour un nouveau tour de la vieille ville avec une autre perspective. Pour la premiere fois, on franchit aussi le Danube pour rejoindre la rive sud, moderne. On traverse ainsi un grand parc superbement entretenu malgre son humidite, puis un pont futuriste (avec un restaurant tournant en haut de son arche unique) puis un quatier d’immeubles typiquement communistes ains que le siege de l’editeur de l’excellent antivirus Eset, sans doute l’une des societes 100% slovaques ayant le mieux reussi a l’etranger. En fin d’apres midi, quelques courses de victuailles pour le petit dej de demain au Tesco du coin (pas loin du Carrefour ; de facon generale, on est bluffe par le nombre d’enseignes francaises de services dans ces pays, entre BNP, Groupama, Orange, Carrefour ou Axa). Et diete bien meritee le soir, hormis la machine Nespresso a disposition dans la chambre.

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Journee bien remplie pour tenir compte de la grande majorite des sites fermes le lundi. On est donc des l’ouverture a la galerie nationale d’art. Bien qu’un bon tiers des salles soient fermees pour renovation, on y passe facilement deux heures, entre decouverte des artistes locaux (toujours assez sombres pour la partie peinture, mais d’une originalite decoiffante pour la sculpture), salles consacrees a differentes ecoles europeennes, et expositions speciales (celle sur les gravures de paysages est particulierement reussie).

Direction ensuite l’hotel de ville, qui se visite en partie, avec de superbes salles de reception, sobres mais majestueuses et elegamment meublees. C’est dans ce batiment du nom de palais primatial que Napoleon a signe fin 1805 avec l’Autriche le traite de Presbourg, suite aux victoires d’Ulm et Austerlitz, et qui mit fin au Saint Empire romain germanique, avec la perte par l’Autriche d’un sixieme de ses 24 millions de sujets.

Zappant encore le dejeuner, on part ensuite vers le chateau. Totalement detruit par un incendie en 1811, il n’a ete reconstruit qu’en 1953, et ne presente donc guere d’interet historique (les sovietiques ont cependant pousse le vice imperial jusqu’a orner de multiples motifs romains, bannieres “SPQR” comprises, les differentes entrees du lieu). On s’abstient donc de la visite des lieux proprement dit, mais le point de vue est superbe sur le Danube, et marque bien le contraste avec la rive sud : a l’ouest, des champs d’eolienne ; au centre, des boulevards entiers de HLM communistes ; a l’est, des usines aux cheminees fumantes a perte de vue.

Il reste encore un peu de temps pour partir a l’autre bout de la vieille ville a la decouverte du musee national. Les differents etages sont d’un interet divers : le premier, qui se concentre sur les traditions populaires locales est interessant mais uniquement sous-titre en slovaque ; le second abrite actuellement une belle exposition sur le Katmtchatka ; les troisieme et quatrieme sont une version miniature d’une musee d’histoire naturelle, dont une partie dediee aux specificites des Carpattes.

Apres cette journee dense et a jeun, on se rend dans un monument local, le pub Bratislavsky mestiansky pivovar, vieux de 260 ans. L’endroit est tres sympa, avec un RdC pour le bar, un premier etage pour les matches de sport (en l’occurence hockey sur glace entre l’equipe nationale et la Suisse), et le dernier pour la restauration (le tout non fumeur, ce qui est rarissime et d’autant plus appreciable dans la region). On y devore une portion de langue de boeuf fumee puis un goulash epice (surtout quand on a croque dans ce qui n’etait PAS une tomate cerise…) arroses de deux pintes de biere brune maison, osons le dire meilleure encore que le “Nectar des dieux” Guinness. Ce lieu pourrait bien remporter la palme worldwide du pub le plus sympa qu’on ait frequente.

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Longcut, ce serait un peu l’opposee d’un shortcut. Et donc aujourd’hui, plutot que de prendre une train de nuit entre Cracovie et Bratislava (voire Vienne), on a opte pour un Cracovie – Berlin – Vienne en avion, puis Vienne – Bratislava en bus (l’aeroport de la premiere est a une heure de la frontiere, dont Bratislava est mitoyenne).

Resultat, on ne se lance a la decouverte de Bratislava que vers 17h, mais sans regret. Non que la ville ne soit pas jolie (le contraste entre 80% de style sovietique et 20% de style moyen-ageux est interesssant), mais elle est surtout toute petite. Sur la “place principale”, qui doit faire 500 m2 soit un petit centieme de son homologue a Cracovie, on trouve ainsi pas moins de huit ambassades, dont la francaise et la japonaise occupent les plus beaux coins.

En 1h30, on a ainsi le temps de faire un tour rapide de la vieille ville, jeter un coup d’oeil a deux eglises, et monter sur la coline qui accueille le parlement ainsi que l’inevitable chateau. Il faudra cependant compter avec le fait que la plupart des sites sont fermes le lundi, et il faudra donc concenter l’essentiel des visites demain.

Le soir, sous un petit crachin, on se rend dans un restaurant typique recommande a la fois par le Lonely et le Frommer : salade armenienne (en gros, un cole slaw pimente) et une sorte de crepe epaisse facon calzone fouree a l’emince de boeuf et poulet, avec des piments et poivrons (on sent qu’on se rapproche des Balkans et de la Hongrie, les epices prennent plus de poids), le tout arrose d’une bonne biere bavaroise (on attend quand meme avec impatience l’etape hongroise pour pouvoir passer a des vins dignes de ce nom).

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Journee logistiquement un peu compliquee par le fait de deux visites a heures imposees. De bon matin, on cherche a se rendre dans l’ancien atelier, devenu musee, d’un artiste eclectique local, mais celui-ci est ferme pour quelques mois. Meme combat pour une exposition de photo de Magritte, fermee pour la journee. On se rend donc a nouveau dans le quartier juif pour visiter la Tempel Synagogue, creee sur un modele liberal (les inscriptions y figurent en polonais en plus de l’hebreu).

A 11h40, on rentre dans la principale eglise de la ville, Sainte Marie, au plafond magnifiquement ornemente, juste a temps pour l’ouverture solennelle, a 11h50, du retable de l’autel, proprement gigantesque (les personnages representes a l’interieur, qui en occupent les 2/3, font 2m70 de haut).

Apres un rapide casse-croute, on est a 13h a la visite reservee de la bibliotheque du Collegium Maius. Plusieurs salles sont encore utilisees pour des soutenances de these, d’autres pour des reunions solennelles des professeurs, tandis que d’autres enfin abritent des objects scientifique particulierement impressionnants par la periode couverte, y compris certains developpes et utilises par Copernic lui meme, ancien eleve du College.

Apres 1h30 de visite, on file vers le sud de la ville, au-dela du quartier juif, pour rejoindre l’ancien ghetto. On y visite notamment l’ancienne manufacture de prooduits emailles d’Oskar Schindler. Longtemps abandonnee (le guide Frommer de 2007 en fait fort peu de cas), elle a ete tout recemment rehabilitee en un excellent musee sur la periode d’occupation a Cracovie, avec beaucoup de presentations interactives. La circulation dans les salles en enfilade, assez etroite, est parfois compliquee par les nombreux groupes, mais l’ensemble est de tres bonne facture.

De retour a 18h a l’hotel, il est temps de boucler les valises en vue d’un depart tot demain pour Bratislava, via un vol par Berlin et Vienne puis un bus (eh oui, malgre la courte distance a vol d’oiseau, il n’y a pas de train rapide de jour).

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Journee dure malgre le temps rayonnant. On tente de prendre le train de 9h12 vers Auschwitz mais un cafouillage de voies (annonce uniquemt en polonais) oblige a se replier sur les bus. Le trajet est neanmoins assez rapide, et on est a 11h au centre principal d’Auschwitz I, le plus petit des deux camps. Pas de chance, durant les mois d’ete, il est obligatoire de visiter le site en groupe entre 10h et 15h. On attend donc la formation d’un petit groupe anglophone d’une demi douzaine de personnes pour partir vers 11h30.

Une fois passee la celebrissime enseigne “Arbeit macht frei” (qui est une copie depuis 2009, l’original ayant ete derobe puis vandalise et finalement retrouve), on visite sous l’egide du guide local une serie de grands batiments en brique, anciens batiments de l’armee polonaise, qui ont constitue le debut de la Solution finale : reconstituion de chambrees, amas de chaussures ou de cheveux, cellules incroyablement exigues dans la condition exacte d’epoque… L’efficacite ultime dans l’horreur ou l’horreur ultime dans l’efficacite, difficile a dire.

Apres deux heures de visite a Auschwitz I, qui culminent avec la visite des salles de gazage et de cremation, on poursuit en navette vers Auschwitz II – Birkenau, bien plus imposant par la taille (pres de 150 000 prisonniers au plus fort de la folie, et 800 000 victimes dans les fours) bien que constituant un temoignage mois evident, les nazis ayant eu le temps de faire sauter la plupart des edifices (qui plus est majoritairement en bois, contrairement a Auschwitz I) avant leur defaite. Apres un tour rapide des lieux, notamment par les effroyables restes du crematorium qui faisaient disparaitre 15 000 personnes par jour au plus fort de l’activite, on quitte le groupe en fin de visite pour deambuler seul dans les restes apocalyptiques de ce camp immense.

Vers 16h00, on reprend la navette vers le centre principal, puis le car interurbain vers Cracovie. De retour dans l’ancienne capitale royale vers 18h15, et apres une pause a l’hotel pour delasser des pieds bien ereintes, on se rend vers un restaurant un peu tendance. Au menu : consomme d’oie aux legumes sauvages, cuisse de lievre au miel et aux baies sauvages, creme brulee au citron vert. Avec une bouteille de rose argentin pour mettre en sommeil les horreurs de la journee.

PS : la citation du titre est de Primo Levi, passe par Birkenau de fevrier 44 a la liberation du camp en janvier 45.

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